Partager l'article ! Changez de système: Pas-à-pas : INSTALLEZ UBUNTU Sur votre machine Près de 230 euros ...
Pas-à-pas :
INSTALLEZ UBUNTU
Sur votre machine
Près de 230 euros ! Voila combien vous devez vous préparer à débourser si vous souhaitez mettre à jour votre ordinateur équipé de Windows XP vers Vista Edition familiale Premium. Ce sans compter l'extension de mémoire vive que vous serez sans doute amené à faire… Si vous assemblez vous-même une machine neuve, une mouture complète de Windows Vista (par opposition à une mise à jour) vous coûtera aux alentours de 340 euros. C'est le prix à payer pour “ rester dans la course ”.
Une autre voie existe, si vous êtes tenté par la nouveauté. C'est celle de Linux : développé par une communauté de bénévoles, ce système d'exploitation fait des merveilles, même sur les ordinateurs anciens équipés de “ seulement ” 512 Mo de mémoire vive.
Bien évidemment, vouloir opposer Linux à Windows Vista sur une simple problématique de coût est un mauvais débat. Nous avons donc aussi souhaité vous apporter tous les arguments clés pour vous permettre d'évaluer de façon objective si Linux mérite ou non d'exister sur votre disque dur, à côté de Windows ou, pourquoi pas, à sa place tout simplement…
Linux se présente comme un système d'exploitation à part entière. Et s'il fonctionne sur les mêmes machines ainsi qu'avec les mêmes composants que Windows (processeurs, chipsets,cartes graphiques, cartes réseau, périphériques, par exemple), il existe une différence de taille : dans le monde Linux, il n'y a pas à mettre la main à la poche. Le système tout comme l'ensemble des programmes écrits pour lui sont entièrement gratuits et immédiatement disponibles sur Internet. Il n'y a pas de numéro de série à saisir, pas de procédure d'activation à effectuer… tout est parfaitement transparent.
Certes, pendant longtemps, Linux se pilotait dans une fenêtre de commandes en mode texte (comme MS-Dos), ce qui le réservait aux bidouilleurs… Mais un nouveau visage a pris forme au cours des cinq dernières années. Désormais, Linux est un système accessible à tous, avec une interface graphique de qualité, une procédure d'installation grandement simplifiée ainsi qu'une logithèque qui couvre plus de 90 % des besoins classiques. Et pour tous ceux dont le quotidien se limite à l'utilisation d'applications bureautiques (traitement de texte, tableur, carnet d'adresses…) ou à se balader sur le Net, un ordinateur sous Linux pourra même se piloter sans qu'il soit nécessaire de taper la moindre ligne de commande !
D'autres arguments sont à prendre en compte. Par exemple, le monde Linux est quasiment exempt de virus. Le degré d'ouverture du système permet en effet aux spécialistes de repérer plus facilement des mécanismes suspects, ce qui rend la tâche plus difficile aux créateurs de virus. Par ailleurs, le faible nombre d'utilisateurs équipés en Linux à l'heure actuelle relativise l'intérêt de développer des programmes malveillants spécifiquement pour cet environnement.
Enfin, mentionnons que si l'offre logicielle a été fort développée ces dernières années, la communauté des utilisateurs de Linux s'est organisée de façon impressionnante. Les forums d'entraide sur le Net sont désormais d'une qualité remarquable et d'une efficacité prouvée. L'expérience montre que quelques lignes sur un forum bien choisi suffisent en général à obtenir une réponse dans un délai d'une ou deux heures, à toute heure du jour ou de la nuit. Et la multiplication des forums en français ouvre une nouvelle voie à ceux qui ne maîtrisent pas l'anglais technique. Bref, non seulement on obtient une aide rapide, mais on se fait de nouveaux amis tout autour de la planète…
Beaucoup plus modulaire que Windows, Linux est constitué de multiples éléments. Au centre se trouve le noyau, ou kernel, qui regroupe ce qui compose le cœur du système. Autour prennent place divers éléments complémentaires (ils sont chargés de gérer les échanges avec les composants du PC et ses périphériques), une interface graphique ainsi que d'autres outils, notamment un “ gestionnaire de paquets ”, dont la fonction est de trouver sur le Net les programmes qui vous font envie, de les rapatrier, si besoin est de les compiler – c'est-à-dire de les rendre exploitables par votre ordinateur – puis de les installer.
Et si tous ces composants sont développés par des équipes différentes qui, en général, se concertent peu, il n'y a pas de problème technique en perspective. En effet, de nombreux éditeurs spécialisés ont choisi de regrouper et d'organiser ces divers éléments en des ensembles cohérents appelés “ distributions ” (les plus connues sont Red Hat, Debian, Suse, Mandriva, Knoppix et Ubuntu). Une distribution Linux n'est donc rien d'autre qu'un système complet doté d'une interface graphique, d'un gestionnaire de paquets, d'un utilitaire d'installation et d'une série de programmes permettant de commencer à travailler dès le système installé.
La première chose à faire pour passer à Linux consiste donc à choisir et à rapatrier une distribution. Pour ce dossier, nous avons retenu Fedora Core 6 (la mouture grand public de Red Hat, l'une des distributions les plus répandues dans le monde Linux professionnel). Cette distribution est stable, dotée d'un utilitaire d'installation clair, d'une interface graphique très esthétique, d'un gestionnaire de paquets parmi les plus performants et, qualité essentielle pour une distribution Linux, de forums d'aide bien conçus et fréquentés.
Attention, dans toute la suite, nous supposons que vous êtes déjà initié aux manipulations classiques sur un ordinateur (téléchargement, décompression de fichiers et installation de programmes, gravure, sauvegarde, etc.).
Pour goûter à Linux dans de bonnes conditions, prévoyez un PC équipé au moins d'un processeur à 2 GHz, de 512 Mo de mémoire vive et de 10 à 20 Go d'espace disque disponible. Pour la plupart d'entre nous, Linux sera amené à cohabiter sur le disque dur avec Windows XP. Il faut donc commencer par libérer de la place sur le disque. La procédure diffère selon que votre ordinateur fonctionne sous Windows XP ou Vista.
Avec Windows XP
Pour partitionner votre disque dur, téléchargez l'utilitaire Gparted, à l'adressehttp://gparted.sourceforge.net. Optez pour la version Live CD. Une fois les 47 Mo rapatriés, gravez l'image Iso et démarrez
directement sur le CD. Vous pourrez ainsi réduire la taille de la partition Windows, sans en perdre le contenu. Avec 10 à 20 Go d'espace libre et non partitionné sur le disque, vous pouvez
passer à l'étape suivante : l'installation de Linux. Evidemment, avant de jouer avec votre partition Windows, il est prudent, voire indispensable, de sauvegarder vos données
personnelles.
Avec Windows Vista
Sur un PC équipé de Vista, le travail de préparation est différent. En effet, le nouveau système de Microsoft dispose de son propre gestionnaire de partitions, capable d'ajuster à la volée la
taille des partitions existantes. Il n'est donc pas nécessaire d'utiliser Gparted. Pour accéder à Vista Disk Manager, faites un clic droit
sur Ordinateur (dans le menu de démarrage) et choisissez Gérer. La gestion des disques se trouve
dans la section Stockage. Un clic droit sur la partition Windows donne accès aux options permettant de l'agrandir, la réduire,
la supprimer. Ici aussi, exécuter au préalable une copie de son dossier personnel est prudent.
Après avoir dégagé l'espace libre nécessaire sur le disque, il vous reste une dernière formalité à accomplir avant d'installer Linux. En effet, Vista est doté d'un gestionnaire de démarrage qui tolère mal de passer la main à Linux au démarrage de la machine. Pour configurer un dual boot efficace (voir plus loin), nous vous conseillons de télécharger et d'installer l'utilitaire EasyBCD – http://neosmart.net/ –, avec lequel il est plus facile de gérer les options de démarrage du système.
Avant toute chose, vous devez disposer d'un DVD d'installation de Fedora Core 6. Pour cela, allez sur http://fedoraproject.org et téléchargez le fichier FC-6-i386-DVD.iso (prévoyez de rapatrier 3,4 Go). Plus près de chez nous, le serveur FTP du fournisseur d'accès Free propose un miroir sur lequel trouver ce même fichier (voir notre encadré “ Bonnes adresses ”).
Après avoir téléchargé puis gravé l'image Iso sur un DVD, démarrez depuis le DVD pour lancer la procédure d'installation. Notre conseil : ne négligez pas le test du DVD, proposé par le programme d'installation, avant de démarrer la procédure. Lorsque l'installation se poursuit et que l'écran de partitionnement arrive, nous vous recommandons de choisir l'option : Utiliser l'espace libre sur les disques pour le partitionnement par défaut. Pour 20 Go d'espace libre sur le disque, Fedora produira les partitions suivantes : une partition de mémoire virtuelle (swap) d'environ 2 Mo, une partition de démarrage (/boot) de 102 Mo et, enfin, une partition principale (/) qui exploitera le reste de l'espace libre, soit près de 17,8 Go.
Le reste de la procédure est sans surprise, à l'exception de l'installation du programme d'amorçage (ou boot loader). Ce logiciel se lancera à chaque démarrage du PC, pour vous permettre de choisir entre Linux ou Windows. Fedora propose l'installation du programme d'amorçage Grub. Sur l'écran concerné, au cours de la procédure d'installation, cochez la caseConfiguration des options avancées du chargeur de démarrage. A partir de là, la marche à suivre est différente selon si Linux doit cohabiter avec XP ou Vista :
Avec Windows XP
Vous devez demander à ce que Grub s'installe sur l'amorce du disque. Au redémarrage de l'ordinateur, Grub prendra la main et proposera de lancer Linux ou de laisser XP démarrer normalement. C'est
la méthode la plus simple.
Avec Windows Vista
Les choses sont plus compliquées, car le nouveau système de Microsoft ne tolère que son propre programme d'amorçage (il est appelé bootmgr). Dans la procédure d'installation de Fedora, il est
donc nécessaire de demander à ce que Grub s'installe sur le premier secteur de la partition de démarrage de Linux. Et, au redémarrage, c'est le boot loader de Vista qui prendra la main.
Servez-vous ensuite de EasyBCD pour ajouter Linux au menu de démarrage proposé par Vista.
Une fois Fedora installé, vous disposez d'un système Linux pleinement fonctionnel, avec une interface graphique gérée sous Gnome, un des environnements de bureau les plus répandus du monde Linux. En déroulant le menuApplications, vous trouverez une série de programmes installés par défaut. Y figure notamment le navigateur, le logiciel Evolution, un programme de messagerie performant, avec filtre antispam, carnet d'adresses et agenda électronique. Côté bureautique, la suite Open Office est installée en standard,avec des équivalents open source de Word, Excel et PowerPoint. Notez enfin que les CD et DVD apparaissent automatiquement sur le bureau, tout comme les clés USB – même celles formatées en NTFS, sous Windows – et les baladeurs, sans avoir à taper une seule ligne de commandes.
Après avoir fait vos premiers pas sur Linux, il vous prendra rapidement l'envie d'ajouter des logiciels et de personnaliser votre environnement de travail. Avant tout, il est nécessaire de s'assurer que la connexion Internet est bien active. La liaison réseau est normalement paramétrée dès la procédure d'installation. Si vous avez raté l'étape réseau lors de l'installation de Linux, allez dans l'utilitaire Configuration réseau, accessible par le sous-menu Administration du menu Système. Vous pourrez alors choisir le type de connexion réseau : directe sur un routeur avec envoi d'une simple demande d'adresse IP au serveur DHCP de ce dernier ou connexion ADSL directe par modem, avec l'identifiant et le mot de passe fournis par votre fournisseur d'accès à Internet.
Sous Linux, la façon la plus simple d'installer de nouveaux programmes est de faire appel à un gestionnaire de paquets. Un paquet correspond à une ressource logicielle configurée pour être téléchargée et installée automatiquement. Ces paquets sont mis à disposition dans des dépôts (ou repositories), des supermarchés logiciels dans lesquels on peut faire son marché sans jamais devoir passer à la caisse…
Le gestionnaire de paquets recherche les programmes désirés dans les divers dépôts dont les adresses (URL) figurent dans sa liste, rapatrie les paquets en local et gère les dépendances entre paquets. Il est en effet extrêmement fréquent qu'un paquet donné nécessite la présence d'autres paquets (pilotes, plug-ins, compilateurs, etc. ). Le gestionnaire de paquets se charge de gérer tout cela de façon automatique.
Fedora Core 6 est livré avec un gestionnaire de paquets appelé Yum. Mais ce dernier ne dispose pas, en standard, d'interface graphique. Il faut donc recourir à la fonction Ajouter/Enlever des logiciels, dans Applications, pour installer Yum Extender (rechercher le paquet yumex - 1.2.2-1.0.fc6.noarch). Yum Extender est une interface graphique pour Yum qui prendra place dans le sous-menu Outils de système du menu Applications.
Pour tirer pleinement parti de votre carte graphique, vous devez installer le pilote approprié. Dans le cas d'une carte à base de circuit sur nVidia, par exemple, il faut lancer Yumex et faire une recherche sur nVidia. Plusieurs versions de driver sont proposées : kmod-nvidia correspond au pilote destiné à la majorité des cartes, kmod-nvidia-96xx concerne les modèles de la famille GeForce 9600 et kmod-nvidia-legacy, les cartes d'ancienne génération.
Une fois le driver téléchargé et installé, il faut redémarrer le PC. Lors du chargement de l'interface graphique de Linux, le logo nVidia apparaît brièvement à l'écran. Le pilote est donc actif. L'utilitaire de paramétrage de la carte se trouve dans nVidia Display Settings – sous-menu Outils de système du menu Applications.
Sous Fedora, l'apparence des éléments d'interface est contrôlée par le gestionnaire de thèmes : menu Système, Préférences, Thème. Grâce à lui, il est possible de changer le jeu d'icônes, l'image d'arrière-plan, les couleurs de l'interface, l'aspect des fenêtres, voire modifier l'écran de démarrage. Pour se procurer de nouveaux éléments d'interface, la meilleure destination est le site art.gnome.org(voir précédemment).
Une fois les éléments téléchargés (inutile de les décompresser), ouvrez-les dans le gestionnaire de thèmes et utilisez-les à votre gré. Pour aller plus loin dans la personnalisation, recourez à gDesklets, qui gère les applicatifs d'arrière-plan (desklets). Cet utilitaire s'installe à l'aide de Yumex et prend place dans le sous-menu Accessoires du menu Applications. Pour télécharger des desklets, allez sur www.gdesklets.org.
Nos modules préférés sont ceux de la série SideCandy (on les trouve dans la section Archive for older desklets du site). Ces outils affichent une série de jauges sur l'arrière-plan du bureau qui indiquent la mémoire vive utilisée, l'activité réseau, l'espace disque occupé et les accès disques. Pas toujours indispensable mais tendance…
L'audio et la vidéo ne sont pas oubliés dans Linux. Mais il faut faire l'effort d'aller chercher soi-même de quoi s'amuser. Nous vous conseillons d'installer le lecteur multimédia MPlayer. Pour cela, lancez une requête sur MPlayer dans Yumex et installez les paquets mplayer, mplayer-gui, mplayer-fonts et mplayerplug-in. Avec MPlayer, vous aurez la possibilité de lire toutes sortes de fichiers audio et vidéo, avec les conteneurs et les formats d'encodage les plus répandus (MP3, Mpeg-2, Mpeg-4, Avi, WMA, WMV, Flac, QuickTime, Real, etc.), et même des DVD-Vidéo ! Le paquet mplayerplug-in, quant à lui, s'appuie sur MPlayer afin de fournir les mêmes capacités à votre navigateur Web.
Pour installer le plug-in Flash, une autre manœuvre est nécessaire. Laissez Yumex de côté et téléchargez le module directement sur www.adobe.fr. Le plug-in doit être rapatrié au format.tar.gz (l'option 1), puis décompressé par un double-clic sur le fichier. Placez-vous dans le dossier décompressé et, dans une fenêtre de terminal, tapez su puis./flashplayer-installer. Si le chemin d'accès à votre navigateur Web vous est demandé, indiquez :/usr/lib/firefox-1.5.0.10 (la version du programme peut varier). Ainsi équipé, plus aucun site multimédia ne devrait vous résister.
Avec Yumex, le téléchargement de logiciels est à portée de clic. Mais attention, pour trouver les programmes les plus intéressants, il faut sortir des sentiers battus et fouiner ailleurs que dans les dépôts officiels. Notre préféré s'appelle Livna. Pour entrer ses références dans Yum (et donc Yumex), un peu de gymnastique est nécessaire. Ouvrez une fenêtre de terminal (déroulez le menu Applications, Accessoires, Terminal) et saisissez su pour passer en mode superutilisateur.
Le mot de passe d'administrateur – celui que vous avez choisi durant la procédure d'installation de Linux – sera alors demandé. Entrez-le, validez en pressant la touche Entrée, puis tapezrpm -ivhhttp://rpm.livna.org/livla-release-6.rpm. Une fois cette étape accomplie, il vous suffit de lancer Yumex et de cliquer sur l'onglet Dépôts pour constater que Livna y est désormais mentionné comme étant actif.
Mauvais joueur Linux ? Pas sûr. Car si les jeux les plus M évolués du monde Windows sont aux abonnés absents, il existe pour Linux des titres qui valent le détour. Un exemple ? GLtron, un jeu qui reprend la fameuse course de motos du film Tron.
Pour le rapatrier, il vous faut lancer une recherche surGLtron dans Yumex, pour le trouver dans le dépôt Livna. Après installation, GLtron apparaît dans le sous-menu Jeuxdu menu Applications. La vitesse d'affichage et la jouabilité sont excellentes si le pilote de la carte graphique a été installé et les joysticks USB standards sont reconnus dès leur branchement à chaud, sans exiger de driver spécifique. D'autres pistes ? Cherchez les titres suivants : Flightgear(un simulateur de vol), Torcs (un jeu de courses automobiles), GL-117 (un simulateur d'avions de combat), No Gravity (un jeu combat spatial), Lin City (un jeu de gestion).
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